Jean Claude GAUDIN le Maire de Marseille et seul décideur en la matière a encore par deux fois de confirmé sa volonté de couvrir entièrement le stade Vélodrome. Que ce soit lors de l’inauguration officielle de la Commanderie, le Centre d’entraînement de l’OM ou mi-Octobre, lors d’un Conseil Municipal, le Maire a indiqué être favorable à la modernisation et à l’amélioration des conditions d’accueil du Stade Vélodrome. Il en aurait d’ailleurs discuté fin septembre avec Robert LOUIS-DREYFUS l’actionnaire principal de l’Olympique de Marseille.
À la seule évocation de son nom , le Stade Vélodrome évoque un mythe et une ambiance unique en France. La dernière rénovation du « Vélodrome », inauguré en 1937, remonte au Mondial de football de 1998. L’équivalent de 68 Millions d’euros avait été investi , financé pour moitié par la seule municipalité. Pourtant le nouveau Vélodrome est loin de correspondre à son propre mythe, la faute à une architecture inadaptée à son rang et au football tout simplement. Un véritable gâchis, avec des tribunes ouvertes à tous les vents et toutes les intempéries qui donne de plus une impression d’inachevée. Sa couverture et son éventuel agrandissement sont donc devenus des nécessités.
C’est en Décembre 2005 que la municipalité par l’intermédiaire du 1er Adjoint au Maire , Renaud MUSELIER, présentait un projet d’agrandissement à 80 000 places proposé par l’architecte Christophe GULIZZI. 3000m2 de loges, salons, restaurant, amphithéâtre, des commerces et des bureaux sur 43.500 m2 étaient également prévus dans cette réalisation.
Ce projet, initié par Robert VILLANI, l’Adjoint aux Sports au retour d’un match de l’OM à Milan contre l’Inter, s’inspirait des quatre tours d’accès du Stade Giuseppe Meazza en reprenant ce concept pour soutenir en interne la toiture du stade tout en servant aussi de lieux d’activités commerciales. Toutefois, Jean Claude GAUDIN modérait rapidement cette initiative en rappelant qu’il fallait avant tout lancer des appels d’offres réglementaires avant de parler d’un projet, fut-il très attirant. Il conviendra aussi d’obtenir l’accord du Cabinet d’architectes « Buffi Associés » qui a réalisé la rénovation de 98 et qui détient donc des droits sur les modifications qui pourraient être apportées au Vélodrome actuel.
On a aussi évoqué des fonds de pensions américains qui seraient prêts à investir dans un projet d’agrandissement à hauteur de 100 millions d’euros. Robert LOUIS-DREYFUS confirmait lui aussi être en contact avec des investisseurs privés.
Si pendant un temps, la prochaine Coupe du Monde Rugby, qui doit se tenir en France en 2007, semblait pouvoir constituer un moyen de réaliser cet agrandissement en s’appuyant sur une participation de l’Etat, aujourd’hui l’objectif est fixé par la municipalité à 2012 dans le meilleur des cas.
Une réunion s’est tenue le 14 septembre dernier à l’Hôtel de Ville de Marseille avec les dirigeants de « Stadia Consulting» une société représentant un groupement d’entreprise de conseil et qui a remporté le premier appel d’offre passé.
Sa mission : Déterminer dans les quatre mois qui viennent la faisabilité du projet et évaluer l’enveloppe budgétaire nécessaire qui pourrait approcher les 150 millions d’euros Un montant qui ne pourra être assumé par la seule municipalité propriétaire du Stade Vélodrome et qui entend le rester. La Direction des Affaires Juridiques de la Ville de Marseille et celle de l’Architecture et des Bâtiments Communaux étudient parallèlement les contraintes réglementaires de ce projet. Un projet de couverture sans agrandissement notable pourrait aussi être retenu. Dans tous les cas, un partenariat public privé (PPP) paraît être la seule solution plausible pour enfin réaliser ce que tous les supporters Marseillais attendent depuis trop longtemps mais en attendant, il n’y a toujours pas de stade au Vélodrome.









